
Tout va très bien Madame la Marquise !
Philippe Martinetti, directeur du réseau, ouvre le premier CSE de la saison avec un enthousiasme pas tout à fait partagé par les élu·es. Dans une envolée presque lyrique, il se félicite d’avoir fait évoluer les programmes et le temps d’antenne alloué aux régions. Il rappelle les nombreux prix obtenus et se réjouit de nos belles audiences. Il se dit certain que les éditions de France 3 vont renforcer notre position de 1er média de l’information. Il croit en l’autonomie qu’il assure accorder aux directions régionales. « je suis un décentralisateur ! », affirme-t-il.
En résumé : il est content et un avenir brillant attend le réseau régional.
Tempo
« Le monde commence ici », c’est le slogan présomptueux et pour le moins sibyllin qui s’étale en cette fin d’été dans les pages de la presse quotidienne régionale. Objectif : promouvoir le lancement des « éditions ICI », résultat du fameux projet Tempo qui a causé tant d’inquiétudes et de stress dans les antennes. L’équipe en charge a changé, mais ce n’est pas pour nous rassurer.

À quelques jours du lancement, le nouveau directeur de l’information des régions, Erik Berg, nous fait part de son enthousiasme et assure qu’il travaille beaucoup pour assurer le lancement… Tout en admettant qu’il n’a pas pris le temps de lire le rapport d’expertises du cabinet 3E Acante sur le projet, celui-là même qui prédit un « désastre industriel et social ». Cachez donc ces alertes que je ne saurais voir ! Plus inquiétant encore : l’équipe en charge des éditions ICI se donne trois mois pour régler les nombreux problèmes qui pointent déjà lors des numéros zéro. Lancer coûte que coûte un programme qui n’est absolument pas prêt : c’est la définition même de l’amateurisme.
Côté moyens, les élus n’ont toujours pas connaissance de la répartition des 60 ETP promis pour l’ensemble du réseau. Philippe Martinetti, assure pourtant que l’arbitrage a été fait au début de l’été et transmis aux directions régionales. Pourquoi ces informations n’ont-elles pas été communiquées aux élus ? Le directeur du réseau ne prévoit de le faire que le 22 septembre, lors de la commission antenne, soit près de trois semaines après le lancement des éditions.

Dans ce contexte, Sud réitère son appel à la grève à partir du 4 septembre.
Numérique
Sur le numérique, la machine avance lentement, trop lentement. Les services web sont encore trop souvent le parent pauvre des rédactions régionales, malgré les efforts et la bonne volonté des équipes de journalistes et d’éditeurs web. La direction assure multiplier les réunions et les séminaires, oubliant qu’il serait judicieux d’y convier aussi des journalistes web.
Si la communication semble s’être améliorée entre la direction du numérique et les chargés d’édition numérique, les journalistes sont les grands oubliés. On nous assure que les cadres éditoriaux sont régulièrement consultés, en oubliant que les journalistes et autres contributeurs pourraient apporter des idées et des points de vue intéressants. Il serait aussi judicieux d’étudier les antennes qui ont fait de gros efforts pour améliorer la qualité de vie au travail dans les services web, afin de s’en inspirer pour le reste du réseau.

Emploi
Alors que le dispositif de RCC a pris fin le 31 décembre 2022, nous n’avons toujours pas de bilan précis, par antenne et par profession, des départs et des remplacements. La direction répond que ce travail se fait en central, sur l’ensemble de l’entreprise, ainsi qu’au niveau local en instance de proximité. Mais il parait essentiel aux élu·es d’avoir ces données sur l’ensemble du réseau.
Nous apprenons, sans surprise, que lors du premier trimestre 2023, le recours aux non-permanents a augmenté dans presque toutes les antennes du réseau. Il a également été annoncé que les éditions ICI nécessiteraient d’augmenter le recours aux non-permanents. Une belle preuve que ces salarié·es sont essentiels au fonctionnement des chaînes régionales. Sud saisit l’occasion pour demander à nouveau la suppression des seuils des 80 et 120 jours. La direction refuse de revenir sur cette règle. Elle concède seulement qu’elle accepterait d’y déroger, en cas de besoin.
Concernant les défraiements, qui n’ont pas augmenté depuis des années et sont devenus complètement obsolètes par rapport à l’inflation des deux dernières années, elle assure qu’une réflexion est en cours au niveau de l’entreprise, sans donner de calendrier ni garantir qu’elle aboutira à une augmentation des plafonds de remboursement.
CIORTF
Le CIORTF compte proposer l’inscription en ligne à partir du 5 septembre, permettant de gagner du temps dans la procédure et alléger la charge de travail des chargées de gestion administrative du CSE. Un système de code sera mis en place pour que les salarié·es puissent prouver, au moment de leur inscription, qu’ils sont bien ouvrant-droits. Cela ne supprimera pas l’inscription papier. Les non-permanents devront renouveler leur inscription chaque année, puisqu’ils peuvent changer de CSE de rattachement ou perdre leurs droits s’ils ne rentrent plus dans les critères.
Une réflexion est également en cours pour proposer le paiement par chèques vacances dématérialisés.
Le compte-rendu à télécharger ici
Le prochain CSE du réseau aura lieu les 20 et 21 septembre 2023.
Si vous avez des questions, des doléances, contactez vos élu·e·s Sud au CSE : Nadia Adell, Romane Idres, Béatrice Mariani, ou les élu·e·s et représentant·e·s Sud en région.

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