Frais des non-permanent·es : il est temps de tenir vos promesses !
À l’automne dernier, vous vous engagiez à augmenter les seuils de remboursement pour les frais des non-permanent·es.
Plusieurs mois sont passés et rien n’a été fait.
Vous savez pourtant que ces salarié·es sont essentiel·les au fonctionnement du réseau France 3. Sans scripte intermittente, combien de JT n’aurait tout simplement pas lieu ? Sans journaliste CDD, combien de reportages auraient dû être annulés pendant les fêtes, les vacances scolaires, les périodes d’épidémie ?
Les salariés non-permanent·es, tous métiers confondus, font partie intégrante de nos antennes.

Vous savez que les prix de l’hôtellerie ont beaucoup augmenté ces dernières années. Plus de 10% dans certaines régions entre 2019 et 2022. Vous le savez, puisque vous avez relevé les seuils de remboursement des frais de mission, qui concernent principalement les salarié·s en CDI.
Les remboursements des non-permanent·es, eux, n’ont pas évolué depuis 2017.

Mais contrairement à la direction de France Télévisions, l’inflation ne discrimine pas. Elle touche autant les CDD et les CDDU que les permanent·es.
Et ce n’est pas terminé. Les tarifs hôteliers continueront d’augmenter en 2024. Ce n’est pas Sud qui le dit, c‘est American Express Global Business Travel, AMEX GBT, l’agence de voyage utilisée par France Télévisions. Voici ses prévisions pour 2024 : 9,5% d’augmentation à Lyon, 8,5% à Bordeaux, presque 8% à Toulouse et 6% à Marseille.
Vous pourrez toujours nous rétorquer que cette décision doit être prise au niveau de l’entreprise. Mais vous ne pouvez pas nier qu’il s’agit, avant tout, d’une problématique du réseau France 3. Les salarié·es non-permanent·es traversent la France au gré des besoins des stations régionales.
C’est donc à vous de vous battre pour eux. Cette mesure relève du bon sens
et France Télévisions a trop attendu pour la prendre.

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