À vos marques, prêts… foncez droit dans le mur !
Voilà des années déjà que le spectre d’une fusion de l’audiovisuel public plane au-dessus de nos têtes. Après le coup de poignard de la suppression de la redevance, le gouvernement décide d’accélérer le calendrier législatif et de presser le Parlement de voter une proposition de loi pour créer une holding, avec l’objectif affiché d’une fusion complète le plus tôt possible.
Plutôt que de défendre le savoir-faire et l’indépendance de France Télévisions, plutôt que de militer pour le pluralisme des médias, la direction préfère jouer les bons petits soldats, en encourageant depuis des mois des collaborations sauvages entre France Bleu et France 3.
En défendant des déménagements communs coûteux et injustifiés, voire pénalisants pour les salarié·es.
En faisant croire que, oui, oui, il sera possible d’avoir un site internet
commun viable et pertinent à la rentrée de septembre.

Elle brandit en étendard la nomination de Xavier Riboulet à la tête des rapprochements des deux réseaux régionaux. Nous avons l’habitude : à France Télévisions, la solution miracle consiste toujours à nommer un nouveau cadre, à rajouter des échelons hiérarchiques.

Tout cela arrive à la fin d’une saison éprouvante, qui a démontré une fois de plus l’incapacité de la direction à mettre en place des réformes et à gérer la conduite du changement. Faire de grandes annonces à tout-va, énoncer des promesses jamais tenues, et faire la sourde oreille quand les salarié·es tirent la sonnette d’alarme : c’est la stratégie habituelle. Les têtes changent, mais pas les méthodes.
Et la recette se décline à chaque fois : pour les projets immobiliers, pour les changements de logiciels, pour les plans d’action censés améliorer la santé des collectifs et des individus.
À quoi devons-nous nous attendre pour les mois et les années à venir ? Qui peut croire aujourd’hui que la direction est capable et volontaire pour défendre le réseau régional de France 3, qu’une fusion ne ferait qu’affaiblir ?
Nous le répétons chaque mois dans cette instance : les élu·es s’épuisent à alerter, à proposer des solutions, à tenter de réparer. Les salarié·es fatiguent, s’inquiètent et se désolent que notre mission de service public soit abandonnée par notre direction.


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