Compte-rendu CSE des 28 et 29 août 2024

Régionalisation : un patchwork de programmes à connotation régionale pour le National

Arrivée des équipes légères de tournage de la Fabrique à France 3 : c’est pour novembre

Le chantier du transfert des équipes légères de tournage de la Fabrique vers le Réseau continue. Un “responsable de pool” a été nommé, reste à lui trouver un “planificateur – coordinateur logistique” qui devra à la fois organiser les plannings des salarié·es répartis dans quatre antennes différentes du réseau, un “mouton à cinq pattes” reconnait la direction.
Tout ce beau monde devrait entrer en fonction au 1ᵉʳ novembre, date prévue de finalisation du transfert.

À Rennes, Strasbourg, Lyon et Marseille, les équipes IMG vont par ailleurs hériter de la maintenance du matériel de tournage et des voitures.

La Fabrique/ Post-Prod de Toulouse

À Antibes, l’investissement d’une encadrante paie !

Sherlock : le mystère loin d’être dissipé

Dossier plutôt conséquent abordé lors de ce CSE, le nouveau logiciel de gestion des programmes Sherlock. Destiné à remplacer trois outils internes, et harmoniser les process de l’Outre-Mer aux régions, il vise à « gérer l’ensemble du cycle de vie des programmes de leur conception à leur diffusion », selon la direction.
Déployé pour les antennes du siège et sur le numérique fin 2023, il est en cours de distribution dans le réseau, avec deux antennes pilotes équipées ce mois de septembre, Pays de la Loire et Occitanie, avant les autres régions courant 2025.

Pourquoi Sherlock ? Le logiciel de l’entreprise belge Mediagenix, qui l’a développé, se nommait Whats’on. Élémentaire.
Ce qui l’est moins, c’est sa distribution à France TV.

Dans un rapport présenté en CSE par le cabinet CÉDAET, plusieurs alertes sont émises. Certains salarié·es n’ont parfois eu qu’une seule session de tests, au rythme soutenu, et parfois non exhaustifs : pour la prise en main d’un outil qui change radicalement la philosophie de travail, c’était bien le minimum !

L’expertise épingle aussi la perte de sens due à l’automatisation de certaines tâches : la direction assure de son côté que le contrôle et le suivi remplaceront de longues heures de saisie manuelle. Face à l’augmentation de la charge de travail durant le déploiement, pointée par le rapport, la direction assure que les utilisateurs n’auront pas à gérer les deux outils en même temps. La bascule promet d’être intense !

Mais surtout, si l’utilité de l’outil semble partagée, son efficacité reste à démontrer, son ergonomie laisse à désirer et son instabilité génère un stress important. Administrateurs, gestionnaires d’antenne, finance et comptabilité, pour ceux qui ont consacré du temps à se former, le compte n’y est pas ! Qui plus est dans un contexte de perpétuel changement, facteur de risques psychosociaux. Deux salarié·es sur trois ayant exprimé leur avis estiment que l’outil n’améliore pas leurs conditions de travail.
Enfin, la direction n’a pas jugé utile de consulter le CSE sur la 2ᵉ partie de ce déploiement, qui concerne 200 salarié·es dans le réseau. Un manquement que les élu·es n’ont pas manqué de dénoncer dans une résolution. Ils demandent un bilan du déploiement de Sherlock et une évaluation précise des corrections à apporter.

Des élections avec MOSAR : attention aux fausses notes

Les élu·es ont demandé à faire le point sur les élections législatives côté technique, notamment du côté des régies MOSAR. La dissolution a créé la surprise, et plusieurs antennes ont dû assumer ces soirées électorales en pleine bascule technologique. À Rennes, les techniciens ont travaillé sur une régie temporaire. Un exercice acrobatique et générateur de nombreuses frustrations : les mosaïques à 8 points de direct sont passées à la trappe.

La direction réseau explique que cette limitation n’est pas le fait du matériel, mais d’un choix de l’encadrement local pour ne pas prendre de risque sur une installation de transition.
Michaël Friederich, directeur des moyens, assure que les régies MOSAR offrent les mêmes possibilités que les anciennes régies, et propose un rendez-vous à Rennes pour en discuter directement sur place.


À noter que dans les antennes qui n’ont pas basculé sur une régie MOSAR, ce seront des régies COSMA qui vont être déployées.

Bilan du plan de formation 2023

En juin, la commission emploi-formation s’est penchée sur le bilan du “plan de développement de compétences” de l’entreprise. Autrement dit : des formations. Pour le réseau et la Fabrique, France Télévisions a dépensé en 2023 un peu plus de 2,8 millions d’euros, principalement à l’Université France TV. L’année dernière, il y a eu huit reconversions dans le Réseau.

On apprend au passage que certaines régions ont du mal à pallier le personnel vidéo, le vivier s’étant affaibli, la direction envisage de mettre en place un plan de recrutement comme cela a été fait pour les scriptes.
Florence Folléa, Responsable Formation aux RH de France TV, nous explique que lorsqu’un·e salarié·e demande lors de son entretien annuel une formation, si la direction lui refuse, elle doit s’en justifier.
À bon entendeur pour tous ceux qui attendent depuis des années le moindre retour sur ces demandes…

Autre information : un·e salarié·e qui n’est jamais formé·e, ou qui ne l’a pas été aux outils indispensables à son métier, peut saisir les prud’hommes : c’est un préjudice. Un employeur ne peut pas reprocher à un·e salarié·e son incompétence s’il ne lui a pas donné les moyens de se former.

La commission voyages prend son envol

Les élus ont salué l’énorme travail de la commission voyages pendant tout l’été, après sa création en juin. Ce groupe doit élaborer les voyages moyens et longs courriers du réseau. À venir d’ici fin décembre : New York, Londres (en train), et Lanzarote.
Les salarié·es des antennes dans lesquelles aucun voyage, week-end compris, n’a encore été organisé cette année, seront prioritaires : Besançon, Dijon, Limoges, Montpellier et Poitiers sont concernées. Dès l’année prochaine, un système de points sera élaboré. Chaque antenne conserve la possibilité d’organiser des week-ends sur son budget.

Grand chantier pour cette nouvelle commission : intégrer une réflexion écologique et éthique dans l’élaboration de ses projets de voyages. Le CSE doit-il continuer à favoriser les grands voyages dans des destinations lointaines, ou faut-il développer d’autres propositions plus écoresponsables ? Comment concilier tourisme collectif, en grands groupes, et durabilité ? Un dossier complexe.

Le prochain CSE EXTRA aura lieu le 9 septembre et le CSE du réseau aura lieu les 18 et 19 septembre 2024.
Si vous avez des questions, des doléances, contactez vos élu·es et représentant·es Sud au CSE : Nadia Adell, Johanna Albrecht, Pierre-Olivier Casabianca, Romane Idres et Philippe Perrot, ou vos élu·es et représentant·es Sud en région. 

Avatar de Inconnu

A propos Sud Médias Télévision

SUD Médias Télévision, syndicat à vocation nationale, autonome et indépendant, se fixe pour mission de défendre la dignité de chacun dans son travail et de lutter contre la déshumanisation de l’entreprise.