Liminaire CSE Novembre 2024

Il y a un an, le réseau France 3 était agité par une grève de grande ampleur suite au projet Tempo. Cette mise en place, brutale et sans considération pour les téléspectateur·trices comme pour les salarié·es, a poussé ces derniers à – très – largement se mobiliser. Malgré cet appel à l’aide, la direction a tout fait pour imposer sa réforme conçue dans la précipitation. Elle voudrait aujourd’hui croire que tout se passe finalement plutôt bien.

Consulté·es par Sud, les salarié·es laissent entrevoir une réalité tout autre : les deux tiers des répondants à notre enquête ne sont pas satisfaits du travail que nous diffusons sur les antennes du réseau. Ils sont la même proportion à estimer manquer de moyens pour travailler correctement, et à se sentir plus souvent victimes de stress qu’avant la rentrée 2023.

Pire, plus de la moitié d’entre eux ont constaté une dégradation de leurs relations au travail, dans la grande majorité avec leur encadrement. Tout cela en seulement un an.

Ni cette réalité, ni la menace d’une fusion brutale de l’audiovisuel public, ni le choc de la dissolution et une campagne électorale violente, où des candidats aux portes du pouvoir ont même parfois menacé les équipes de France 3 de notre disparition, n’ont dissuadé la direction de changer de méthode.

Ainsi, depuis deux semaines, les logos de nos antennes disparaissent systématiquement aux horaires des décrochages régionaux, au profit de celui de la maison ronde. Un détail, veut-on nous faire croire.

Les projets, qui sans aucun doute bouleverseront le quotidien des salariés, eux, continuent d’être menés au pas de charge : Interpam, Overdrive, l’IA… La direction poursuit son travail de sape en restant sourde aux alertes.

Mais vous pouvez bien répéter que tout va bien, que rien n’est grave. La réalité, celle des salarié·es et téléspectateur·trices, finira forcément par vous rattraper…

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SUD Médias Télévision, syndicat à vocation nationale, autonome et indépendant, se fixe pour mission de défendre la dignité de chacun dans son travail et de lutter contre la déshumanisation de l’entreprise.