Avec les éditions ICI, un mois a suffi à essorer les présentatrices et présentateurs du réseau France 3.
La journée type d’un présentateur·rice est devenue vide de sens avec une prise de commande le matin lors d’une conférence de rédaction réduite par les contraintes horaires.
Les échanges entre journalistes sont devenus quasiment inexistants. Plus de place pour les discussions autour des reportages, on prend sa copie et on s’en va…
Plus de répit pour prendre du recul sur son travail, réfléchir… Ecrire, écrire, écrire, jeter et recommencer le lendemain… Un surrégime permanent.
Les présentateur·rices deviennent:«des réceptacles à injonctions, mails, notifications et modifications… » confie une consœur.
La solution de facilité trouvée par l’encadrement éditorial : la multiplication des invités dans les JT.
3 minutes de remplissage qui demandent un temps de préparation supplémentaire que les présentateur·rices n’ont pas !
À cela se rajoute des chroniques fabriquées par d’autres collègues qui subissent une charge de travail importante. Un manque de cohérence éditoriale pour un semblant de régionalisation sur des sujets nationaux pour mieux faire passer la pilule ICI !
La partie nationale vient se greffer sans cohérence éditoriale et accentue cette perte de sens. Des durées de sujets modifiées à la dernière minute et des éléments de lancements tardifs qui ne cessent de mettre en difficulté nos présentateur·rices.
Se rajoute à tout cela des journées à rallonge qui dégradent la santé et la vie personnelle. Ils se retrouvent contraints à venir plus tôt et réduire leur temps de pause pour pouvoir assurer une bonne préparation de leur édition.
Nous déplorons le manque d’uniformisation de la planification le WE.
Sud demande 2 présentateurs par WE dans toutes les antennes, comme c’est déjà le cas dans certaines.
Pour rajouter du stress au stress dans les antennes où Open Media est déployé, les présentateur·rices se retrouvent confrontées aux dysfonctionnements du logiciel avec ses multiples bugs : plantage, erreur de calcul de temps, disparition de sujets, etc.

Qu’attend la direction pour considérer que le métier de présentateur·rice est une compétence complémentaire et également un métier en tension avec les nouvelles éditions ICI ?

Les présentateur·rices régionaux ont récupéré la présentation de la partie nationale, mais hélas pas leur prime !!!
Sud demande une revalorisation salariale des présentatrices et présentateurs et la reconnaissance de ce métier en tant que tel.

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