Les éditions ICI devaient être le symbole de l’autonomie des régions. A peine quelques semaines après leur mise en place, c’est déjà la désillusion ! L’information régionale est désormais à la botte de Paris, et les salarié·es assistent, impuissants, à la recentralisation de leur réseau.

Chaque jour, les régions doivent construire leurs conducteurs en fonction d’une offre d’information passe-partout, imposée par Paris.
Résultat : l’éditorial en région est en décalage avec la réalité des différents territoires.
Il faut même, bien souvent, inventer une info locale à raccrocher au dossier parisien ! Et composer avec le risque de redondance, comme pour la rentrée des classes ou le thème des déserts médicaux.
Tout cela sans connaître à temps la durée et l’angle des sujets parisiens et en recevant les informations de lancement en dernière minute. C’est toute la chaîne de fabrication qui en pâtit !
Pire encore : le week-end, les longs formats parisiens s’imposent et obligent à supprimer des reportages régionaux frais du jour, comme c’est arrivé dans plusieurs antennes. Les belles promesses des rédacteurs en chef n’auront pas tenu longtemps…
Autre effet pervers sur les éditions en langue régionale, comme en Bretagne où l’édition est reléguée en fin de tranche après l’actualité internationale. Où est passée « l’hyper-proximité » qui tenait tant à cœur de notre direction ?
Tout cela pour un résultat médiocre à l’antenne : de longs tunnels d’information, sans rythme, ni cohérence. Avec toujours moins de reportages, au profit d’un défilé indigeste de chroniques et de plateaux à toutes les sauces… Preuve en est : dans un JT test, à Besançon, il a été calculé que l’on passait de 75% de reportages à 45%.
Cette perte de sens est aussi ressentie chez nos téléspectateurs. Ils se plaignent d’avoir été mal informés de ces horaires incohérents et d’être perdus dans le méli-mélo d’informations tous azimuts.

C’est une qualité empêchée et une grave dilution de l’information régionale. Un retour en arrière !

veut être partout et nous emmène nulle part, sauf droit dans le mur !
Sud demande à la direction de revoir sa copie sur toute la ligne, de proposer, enfin, un projet cohérent, avec les moyens de le mettre en place,
à la hauteur des missions de service public.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.