En cette journée internationale des droits des femmes, Sud rappelle à France Télévisions que le combat pour l’égalité se joue aussi en entreprise et que de gros efforts sont encore à faire.
Métiers majoritairement féminins : à quand une reconnaissance à la hauteur ?

Depuis plusieurs années, les métiers majoritairement féminins souffrent d’un cruel manque de reconnaissance et subissent des transformations majeures, sans accompagnement à la hauteur.
Concur, Amex GBT, Monkiosque… Les assistantes ont dû s’adapter à de nouveaux outils informatiques pas toujours plus pratiques et souvent instables, sans anticipation et sans accompagnement adapté, et surtout sans bénéficier d’une reconnaissance à la hauteur de leur investissement.
Chez les scriptes, cette année, c’est la double peine : déjà assommées par les éditions ICI, qui ont demandé un effort d’adaptation et une surcharge de travail sans compensation financière, elles subissent dans le même temps le raz-de-marée Open Média, qui a fait beaucoup de dégâts.
Elles ont alerté sans relâche sur les difficultés induites par ce nouveau logiciel instable, sur le stress provoqué par les bugs incessants, mais elles ont été trop peu entendues, et parfois même infantilisées. Interpellé en CSE réseau sur les larmes d’une scripte lors d’un déploiement, le chef de projet de l’époque avait même eu l’audace de répondre qu’elle avait « pleuré de gratitude ». Quelle honte !

Il est urgent que la direction de France Télévisions réalise que sans ces salariées, l’entreprise ne tourne pas.
Règles douloureuses, osons agir

Il est temps aussi d’ouvrir la discussion sur le congé menstruel et les adaptations du travail des salariées qui souffrent de leurs règles. Elles n’ont aujourd’hui d’autre choix que de poser des jours de congés ou des RTT.
Selon l’Inserm, 40% des femmes réglées souffrent de douleurs menstruelles. D’après l’assurance maladie, c’est la première cause d’absentéisme au travail chez les femmes jeunes.
Il est absurde de ne pas prendre en compte ces données dans le monde professionnel.
Bannir les ambiances sexistes
Enfin, si France Télévisions se targue d’avoir obtenu 99 sur 100 dans l’index national de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, il existe encore de trop nombreuses situations de sexisme ordinaire, qui n’apparaissent pas dans ces notations. Il est urgent de sensibiliser l’ensemble du personnel à ces problématiques et de former les managers à repérer les signaux, même les plus faibles, qui participent à une ambiance sexiste au travail.

Sud rappelle aussi à l’entreprise que l’égalité salariale n’est pas encore atteinte dans tous les métiers, et notamment chez les cadres.
Le service audiovisuel public se doit de montrer l’exemple en faisant de ses établissements des lieux où les femmes se sentent, tout autant que leurs collègues hommes, en sécurité, écoutées, estimées et prises au sérieux.

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