Compte-rendu CSE des 28 et 29 septembre 2021

La mesure du désastre.

Le constat est affligeant. Le CSE dénombre une trentaine d’alertes pour risque grave ces 3 dernières années. En cause, les transformations de tous ordres à FTV, les conditions de travail dégradées, les pratiques managériales malveillantes. La direction aurait-elle enfin pris la mesure du désastre ? C’est ce que laissent entendre Philippe Martinetti et Samuel Bignon, respectivement directeur et DRH de F3.
C’est aussi le sujet du liminaire Sud pour ce CSE.

INSPECTION DES TROUPES ? Les procédures judiciaires contre le fichage ou « revue de personnel » pour reprendre les termes de la direction, organisé à FTV continuent. Plusieurs décisions de justice ont donné raison aux CE et aux CHSCT, mais la direction a systématiquement fait appel, jusqu’à se pourvoir en cassation. Le CSE a décidé qu’il irait lui aussi en cassation dès lors que les jugements d’appel donnaient raison à la direction sur la forme.
C’est le cas de l’arrêt rendu le 9 septembre 2021 par la 11ème chambre correctionnelle de la cour d’appel de Rennes.
Ci-joint la résolution votée par le CSE.

UN COSTUME TROP GRAND ! « La régionalisation est en marche » nous dit-on. Mais à la lecture des slides et autres PowerPoint présentés lors de la commission de suivi du projet de régionalisation, Sud est dubitatif. La direction ressasse ce que les salarié·e·s entendent depuis parfois des années : « les sites internet sont illisibles, » « il faut moderniser les JT grâce à de nouvelles écritures »… Le projet s’articule autour de trois points : l’offre numérique de proximité, le renouvellement des JT et les captations sportives.
Le compte-rendu exhaustif de la CASAR est à lire ici.
Les élu·e·s réclament que la régionalisation se fasse dans le respect des accords et notamment celui sur la qualité de vie au travail. Ils s’interrogent sur le financement des projets. Au fur et à mesure des échanges, la direction accepte que l’installation de la régie à Strasbourg soit encadrée par un accord d’expérimentation. Philippe Martinetti s’engage à répondre aux interrogations sur les financements tant en moyens humains que pécuniaires. Quand ? Le calendrier est encore bien flou !

J’AI MAL À MON TRAVAIL, SUITE MAIS PAS FIN.
Expertise en Languedoc-Roussillon : pour Philippe Martinetti, il y aura dans cette affaire impliquant le rédacteur en chef du BRI « un avant et un après. » Afin de répondre au mal-être des salarié·e·s qui dure depuis des années, la direction va mettre en œuvre un plan d’action. Sud souligne que la situation en Languedoc-Roussillon n’est pas sans rappeler celle de plusieurs antennes du réseau. Il faut arrêter avec les mauvais castings, dans l’intérêt des collectifs de travail, de celui des salarié·e·s et des managers qui peuvent être mis en difficulté à ces postes à responsabilité. Les élu·e·s ont rendu un avis.
Le point sur l’alerte pour risque grave à Toulouse est reporté car la direction dit vouloir présenter un plan d’action plus conséquent.
Un point est fait également sur les mesures sanitaires, l’accord télétravail et la fiche pratique concernant les manifestations violentes.

La relocalisation de la locale de Pau est VALIDÉE ! Une fois n’est pas coutume, les salarié·e·s ont été consulté·e·s en amont du projet et d’après la direction seul un salarié ne souhaite pas déménager. Les représentant·e·s de proximité ont également été associé·e·s. L’open space n’est toujours pas mis en question par la direction, malgré les critiques et les retours des salarié·e·s qui travaillent aujourd’hui dans ces espaces ouverts et… traversants. Sud interroge sur la problématique de la lumière et celle de la visibilité de la locale, deux points négatifs soulevés à l’occasion du déménagement de la locale de Perpignan.
Les élu·e·s ont rendu un avis positif sur ce projet.

Le contrat des personnels de sécurité et de gardiennage doit être renouvelé début avril 2022. La direction a passé un appel d’offre dans lequel elle réclame au prestataire un certain nombre de choses : reprise des salarié·e·s déjà en poste aujourd’hui et obligation de leur proposer de la formation continue. Mais PEUT MIEUX FAIRE pour les élu·e·s qui font remarquer que ces salarié·e·s font bien plus de choses. En tant qu’entreprise se disant soucieuse du bien-être au travail, FTV devrait les faire bénéficier de conditions mieux-disantes que celles prévues dans leur convention collective.

Subventions, chèque culture, voyage… C’EST PAR ICI ! La commission des Activités Sociales et Culturelles s’est réunie le 13 septembre 2021. Elle a entre autre modifié le mode de subvention lié au coefficient familial, jugé trop complexe et trop chronophage pour les assistantes. Peu de salarié·e·s devraient s’apercevoir d’un changement suite à ce nouveau mode de calcul. Mais si certains d’entre vous remarquiez de grandes différences, faites-les remonter au CSE.
Trop peu d’intermittents et CDD profitent de leurs droits aux ASC, notamment les intermittents des MIF. Alors n’hésitez plus et toquez à la porte du CSE, allez voir l’un des élu·e·s de votre antenne pour qu’il ou elle vous explique quels sont les services et les offres dont vous pouvez bénéficier.
L’objectif final du CSE étant toujours de mettre de la justice sociale au sein des collectifs et de favoriser les plus bas revenus.

Le compte-rendu complet à télécharger ici

Prochain CSE les 26 et 27 octobre.

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