COMITÉ SOCIAL ET ÉCONOMIQUE DU RÉSEAU FRANCE 3 – Septembre 2026
E Frañs 3… « Frañs », ar ger ha « 3 », ar sifr n’ho peus ket c’hoant klevet ken ‘bar rannvroioù, un dro-lavar
deuet da vezañ un arouez ‘vit stourm a vouez uhel a-enep ho youl da lemmel kuit ar chadenn rannvroel :
« Frañs 3, tele an ti… »
A France 3… « France », ce mot et « 3 », ce chiffre que vous ne voulez plus entendre en région et qui sont
devenus, de fait, un symbole oral de résistance à cette stratégie d’effacement…
À France 3 donc, la rentrée, si l’on en croit votre conférence de presse, c’est d’abord un slogan : Liberté.
Diversité. Proximité. C’est fort… mais pour nous, ce slogan sonne faux …
La liberté, on vous l’accorde, est une réalité autour de cette table, nous pouvons encore exprimer notre
mécontentement, notre inquiétude sur votre gestion à vue de milliers de salarié·es et d’un réseau régional
dont vous ne savez pas vraiment quoi faire. Mais il en est bien autrement dans certaines rédactions,
certaines régies, certains collectifs de travail, où règne l’omerta. Car l’avenir plus qu’incertain de la
télévision publique entraîne des comportements violents chez certains responsables – il faut faire rentrer
les récalcitrant·es dans le rang – ce qui crée peur et repli sur soi parmi les salarié·es.
Pour la diversité cela commence à se gâter. Je peux certes parler en breton par exemple, mais la
gouvernance toujours plus centralisée de nos antennes nous impose désormais un quotidien uniformisé,
« charté », « googlisé » et c’est bien sûr la proximité, dont on cherche en vain le périmètre, qui en fait les frais!
La mutualisation des JT et des émissions a contribué à nous éloigner de nos publics qui ne nous voient
plus sur le terrain. Alors que nous devrions être des “hyperactifs” face aux attaques contre l’audiovisuel
public, vous planifiez la sous activité… Mais nous avons compris que votre priorité n’était plus vraiment le
JT du soir, encore moins les feuilletons ou les captations de la Fabrique mais plutôt les réseaux sociaux,
YouTube. Nous devrions donc accepter ce futur binaire et vertical ? Pourtant, même les collègues du
numérique se demandent bien comment vous allez décliner sur le web cette liberté, cette diversité,
cette proximité… Quant à tous les autres, dinosaures du linéaire, devront-ils se contenter d’avoir
la liberté d’observer, à proximité de la porte de sortie, la fin de la diversité qui les entoure ?
