Compte-rendu CSE des 19 et 20 janvier 2022

Bonne année et bonne santé !

En guise d’étrennes pour la nouvelle année, la direction était visiblement impatiente d’annoncer la nouvelle aux élu·e·s : il n’y aura pas de baisse d’ETP en 2022 dans le réseau ! Cela faisait « très très longtemps qu’il n’y avait pas eu d’arbitrage en ce sens », s’est réjouit Philippe Martinetti en préambule.
Mais avant d’en arriver à ce -bref- moment d’euphorie, les échanges de voeux furent moins réjouissants. Car le premier cadeau de l’année, le PCA entré en vigueur le 3 janvier, est resté en travers de la gorge des salarié·e·s, comme les élu·e·s de la CSSCT l’avaient déjà fait savoir à la direction le 5 janvier et comme en témoigne notre liminaire sur le Plan de Coupe de l’Activité.

Le CSE est donc d’abord longuement revenu sur les tenants et aboutissants de cette décision de mutualisation à outrance des JTR sur fond de 5ème vague de Covid. La prochaine fois, promet le directeur du réseau Philippe Martinetti, si « malheureusement » on devait revenir à ce genre d’exercice, on tiendra compte des particularités avec plus de latitude de décision pour les directeurs régionaux même si « un cadre général fixé par la direction du réseau reste nécessaire ».
Bref, un changement de méthode annoncé, mais à minima.
CACOPHONIE ET CONFUSION… pour ce Plan de Continuité d’Activité.
Autre illustration de cette souplesse toute relative : les absences autorisées payées sont accordées avec beaucoup plus de parcimonie. Cacophonie et avarice toujours, quand il s’agit de mettre à disposition des masques FFP2, plus protecteurs… mais plus chers. Même confusion à propos des invités en plateau : leur présence n’est pas autorisée car les jauges préconisées seraient dépassées. Mais si l’actualité le justifie, les plateaux sont pleins ! Allez comprendre.
Depuis la mise en place des nouvelles instances CSE et RP, l’heure n’est-elle pas au bilan ?
Là encore, promesse de la direction que ce sera fait. Et qu’un responsable de la Fabrique sera bien présent pour répondre aux élu·e·s… la prochaine fois… Il est temps !!!

NAVIGATION À VUE coté projet de régionalisation, ou ce qu’il en reste, pour un retour sur la CASAR du 13 janvier. Les deux régions « test » (Bretagne et Nouvelle Aquitaine) récupèrent les créneaux de 15H15 les samedis et dimanches sous forme de PAE une semaine sur quatre et de rediffusions. Le directeur du réseau précise qu’il faut plutôt appeler cela décrochage du week-end.
Un bilan sera fait en juin. Mais ce n’est pas en abandonnant les VPTL et certains métiers que les régions pourront fabriquer ces PAE.
Chantier dans le chantier, l’évolution du JT dont on nous vante pourtant les bonnes audiences. Pour « décrypter » l’info, la direction propose au choix : un papier et des palettes, un invité, l’écran tactile, les images récupérées sur les Réseaux Sociaux ou celles tournées en MOJO par le journaliste du Web, les « face cam ». Tout est possible du moment que c’est à moindre coût, le plus vite fait. Même si la qualité en souffre et en passant outre des accords fondamentaux sur la composition des équipes, ou sur les nouveaux outils.
Concernant Internet, le choix de journalistes spécialisés multimédia, notamment pour les prochains recrutement, est la piste de plus en plus envisagée.
Comment la direction compte-t-elle emmener les équipes dans ces projets qui, comme toujours, tombent d’en haut et ignorent les propositions locales ? Leur crainte aussi de voir mis en place un JT « formaté », qui facilitera l’utilisation des régies automatiques. Là encore, les élu.e.s se feraient des idées d’après la direction.
Même si rien ne semble imposé, même si les ateliers continuent, que les remontées des élu·e·s peuvent encore enrichir la réflexion… Nous avons tous compris que l’évolution se fera sous le sceau de l’économie, au risque d’une qualité empêchée, d’une monotonie, d’une frustration de plus en plus grande des personnels comme des téléspectateurs.

PETITE LUEUR D’ESPOIR : Une fois n’est pas coutume, depuis la création des CSE voilà 3 ans, un directeur du réseau en la personne de Philippe Martinetti a choisi de présenter aux élu·e·s le budget alloué au réseau France 3 dès le mois de janvier. Reste à espérer que l’année prochaine, il en sera de même.
Philippe Martinetti : « les ETP du réseau restent stables sur le réseau. Cela fait très très très longtemps que cela n’était pas arrivé ! »
Au total, Corse comprise, il y aura 3096,5 ETP. Un ETP de plus qu’en 2021. Mais cela semble maigre face à l’ampleur de la régionalisation !
Les élu·e·s s’inquiètent du manque de moyen en ETP dans certaines régions qui sont mono antenne. Le directeur du réseau tente de rassurer en expliquant « qu’il faut des transferts et il faut aller les chercher pour les positionner sur des projets qui font sens ».
Côté budget ou « coût de grille », il est de 404,4 millions. Soit une légère augmentation de 600 000 euros.
Au dire du directeur du réseau, le déploiement des matinales France Bleu sur nos antennes sera ralenti cette année à cause des JO à l’antenne le matin. Mais pour Sud , il s’agirait là de ne pas trop grever le budget 2022. Seules quatre matinales verront le jour en 2022. Elles ne seraient donc plus une priorité absolue.

LES MYSTÈRES DE BORDEAUX ? Cette information fait suite à la découverte par des élu·e·s qu’un appel d’offre avait été émis par FTV pour un projet de relocalisation de l’antenne de France 3 Aquitaine à Bordeaux. D’après Olivier Goyon-Sangnier, Monsieur immobilier à FTV, un appel d’offre auprès de 3 cabinets d’architectes qui leur permettrait de répondre à des appels à projet ??
« Aujourd’hui, tous les fonciers sont captés par des promoteurs, l’idée est de travailler avec la ville et de voir ce qu’elle propose. La ville dit avoir des friches. Et il n’est pas question de quitter Bordeaux. »
Seulement, voilà, il semble selon un élu CGT que la Fabrique, basée à Bordeaux ait été oubliée. Philippe Martinetti tente de rassurer « A ce stade rien n’est décidé. Les personnels de la Fabrique seront bien entendu pris en compte dans une éventuelle relocalisation. » et Michael Friedrich, directeur de l’exploitation et des moyens du réseau de France 3, d’ajouter : « il faut être dans une veille et anticiper. Certains projets nous passent sous le nez ». Il s’ensuivit un long débat avec direction et élu·e·s du CSE sur le schéma immobilier directeur mais aussi la consultation des salarié·e·s concernés bien en amont et pas uniquement lors du choix du mobilier ou encore le bien fondé d’une cantine d’entreprise.
La direction de l’immobilier entend, reste à savoir si elle écoutera les salarié·e·s représenté·e·s par la voix des élu·e·s du CSE.

Le compte-rendu complet à télécharger ici

Prochain CSE les 16 et 17 février.

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